Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
AST KAYAK

AST KAYAK

- Association Sportive Testerine Omnisports: Section Kayak. Navigation en kayak de mer sur le Bassin d'Arcachon, en France et au delà

Publié le par AST Kayak
Publié dans : #Sorties kayak mer

Quelques photos (16) viennent enrichir l'album du séjour à Giens. Merci Henri.

+ 7 photos adressées par Rosie qq heures après.  Le lien :  Sortie-Giens-2010 Sortie-Giens-2010

Vers le Cap des Medes à l'extrémité Est de Porquerolles.

photo 3

Une grottes entre Le Brusc et le cap Sicié. Doumé est ressorti, il n'avait pas sa lampe frontale.

photo 2

Île des Ambiez, la plage avant le pique nique -  link

photo 4-1

 

Île du Grand Rouveau

photo 4-3

Photos : Henri

Pour ceux qui veulent en savoir plus :

 ILE DE PORQUEROLLES 

SITE PROTEGE 

Une île accueillante 

L’île de Porquerolles appartient, avec les îles de Port-Cros et du Levant, à l’archipel des îles d’Hyères situé au large de la côte du département du Var. Géologiquement rattachée au massif des Maures, elle en a été isolée par la montée progressive du niveau de la mer après la fonte des glaces, il y a quelques 20 000 ans. 

D’une surface de 1257 ha, l’île dessine un arc, orienté est-ouest, de 7 km de long pour 3 km de large. Cinq chaînons de collines boisées séparent des plaines cultivées qui s’ouvrent sur la mer par de longues plages de sable fin, donnant à l’île une identité paysagère originale. 

Les côtes Sud et Est, plus élevées, sont constituées de falaises abruptes entrecoupées de quelques criques aux eaux cristallines. 

Une île protégée 

En 1971, sous l’impulsion du Président Georges Pompidou, l’Etat se porte acquéreur de la plus grande partie de l’île, la mettant définitivement à l’abri de l’urbanisation. Le 20 juin 1985, 1000 ha de terrains sont remis en dotation au Parc national de Port-Cros, chargé d’en assurer la gestion. 

Site classé depuis 1988, l'île de Porquerolles, ainsi qu’un périmètre marin de 500 m à partir de la ligne de côte, ont été retenus comme site pilote du réseau Natura 2000. 

Le Parc national administre également, depuis 1979, le Conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles, dont la mission est la sauvegarde de la flore sauvage et des variétés fruitières de Méditerranée. 

Fragments d’histoire 

Une route maritime dès l’Antiquité 

De l’occupation humaine dans l’Antiquité, il subsiste quelques traces d’habitat ancien, comme le village de pêcheurs de l’anse de la Galère. Des vestiges de l’époque gallo-romaine, découverts à l’occasion de travaux, attestent de la présence d’un port et d’un village dès cette époque. En outre, plusieurs épaves de navires de commerce et des vestiges archéologiques isolés témoignent d’une intense activité commerciale. 

Des sentinelles de pierre 

Dès le Vè siècle, les moines du Monastère de Lérins s’installent dans l’île pour les mettre en culture. Mais, les incursions répétées des pirates barbaresques et des corsaires, qui durent pendant près de 500 ans, amènent la ruine du monastère et la fuite de la plupart des habitants. 

Vers 1530, pour protéger la population locale et conforter la position stratégique de l’île, François 1er ordonne la réhabilitation du fort Sainte Agathe pour surveiller la rade et interdire toute approche. Plus tard au XVIIème, Richelieu met en place le premier dispositif d’ensemble de défense des côtes, complété par la suite sous Napoléon III, puis sous la IIIè République. Cela se traduit aujourd’hui par la présence d’un ensemble d’enceintes fortifiées d’un grand intérêt architectural. 

La vie au XIXème siècle 

Dans cette période, de nombreux grands propriétaires tentent de s’établir sans jamais persister dans leur entreprise. Loin des préoccupations environnementales d’aujourd’hui, une usine de fabrication de soude, fonctionne de 1827 à 1876, à l’extrémité de la presqu’île du Langoustier. 

Au cours de ces années, Porquerolles devient un centre de convalescence pour les militaires de retour des expéditions coloniales et deux édifices emblématiques sont construits : le Phare, visible jusqu’à 70 km en mer et le Sémaphore, vigie située sur le point culminant de l’île. 

Le Domaine Fournier 

Après avoir fait fortune en exploitant des mines d’or et d’argent au Mexique, François-Joseph Fournier achète l’île de Porquerolles en 1912. Il développe l’activité agricole, notamment la production de vin, les cultures d’agrumes et le maraîchage. Il aménage l’île avec attention en ouvrant de nouvelles pistes et sentiers, et façonne les paysages d’aujourd’hui en plantant de nombreux arbres d’agrément (eucalyptus, pins pignons) ou des cyprès utilisés comme brise-vents. Des ouvriers et leurs familles viennent s’établir dans l’île qui devient un modèle de mise en valeur. 

M. Fournier meurt en 1935 et la guerre met un terme à cette prospérité. Occupée par les Italiens puis par les Allemands, l’île est évacuée en 1943. Laissés à l’abandon, vignobles et cultures dépérissent. Aujourd’hui, ses héritiers, sont toujours présents sur l’île et l’un d’entre eux gère l’un des trois domaines viticoles. 

La flore 

L’insularité et la diversité des milieux est à l’origine de la variété et de la richesse de la flore qui compte quelques 700 espèces, dont certaines espèces rares comme le genêt à feuille de lin ou endémiques comme la Dauphinelle de Requien, seules stations répertoriées en France avec celle de Port-Cros. 

La forêt de chêne vert, recouvrant jadis la totalité de l’île, à l’exception des croupes et des zones rocheuses trop arides, subsiste aujourd’hui dans les vallons humides. A la suite de défrichements volontaires ou accidentels - en 1870, l’île a presque entièrement brûlé - le Pin d’Alep et le maquis à arbousier et à bruyère arborescente occupent une surface très importante. Ils cachent, sous leur couvert épais, les espèces qui aiment l’ombre, comme le petit arum, les fougères, ainsi qu’une très grande variété de champignons. 

Dans les zones plus ouvertes, le maquis bas forme des fourrés denses dominés par le lentisque, le myrte et le genévrier de Phénicie. 

La végétation littorale, adaptée au sel, est riche, bien que très menacée par le piétinement. Fenouil de mer, cinéraire maritime, statice naine, immortelle….se développent dans les anfractuosités rocheuses. La Barbe de Jupiter, particulièrement résistante aux embruns, dresse ses grands rameaux argentés protégeant ainsi des espèces plus fragiles. 

Les cistes, le romarin et la lavande des îles se rencontrent sur d’anciennes friches ou en bordure de sentiers bien exposés au soleil, tout comme l’hélianthème, l’asphodèle et la lavatère. C’est aussi là que se développe harmonieusement le genêt à feuille de lin formant parfois de remarquables haies entre deux cultures. 

La faune 

Même si la grande faune, qui exige de larges superficies, est absente de Porquerolles, l’île héberge plusieurs espèces de grande valeur patrimoniale. 

La forêt constitue le milieu de prédilection de nombreuses espèces d’oiseaux nicheurs : fauvette pitchou, engoulevent et bon nombre de migrateurs y trouvent refuge et nourriture. Le hibou petit-duc, petit rapace nocturne au chant flûté très caractéristique, niche dans les arbres creux. On y trouve également deux espèces de serpents, la couleuvre de Montpellier et la couleuvre à échelons et de nombreux insectes. Quant au rat noir, dont l’activité est essentiellement nocturne, il trahit sa présence par les cônes de pin rongés jonchant le sol. 

Royaume des oiseaux marins -goélands et cormorans- les falaises offrent un milieu propice à la nidification du puffin cendré, espèce migratrice rare dont la colonie de Porquerolles est la plus importante des côtes françaises. Le faucon pèlerin y trouve aussi sa place tandis que le faucon d’Eléonore y est parfois aperçu. 

La présence de cultures attire bon nombre d’oiseaux en migration mais aussi du gibier sédentaire tel que faisan et perdrix rouge. Les invertébrés, notamment les papillons, affectionnent ces milieux ouverts et riches en nourriture. 

La lagune, petite zone humide artificielle, abrite les libellules et de nombreux oiseaux d’eau : poules d’eau, râles, grèbes, hérons, martin-pêcheurs… 

vespertilion à oreilles échancrées, oreillard méridional, pipistrelle commune…Six espèces protégées sont ainsi recensées dans l’île. Le faucon crécerelle y trouve aussi des creux pour abriter sa nichée. Quant aux reptiles (lézards, geckos) ils aiment la chaleur des pierres et les fissures des vieux murs qui leur offrent un abri sûr. 

Le milieu marin 

La présence d’une côte rocheuse au Sud et d’une côte basse et sablonneuse au Nord favorise l’implantation d’une faune marine variée, représentative des principaux milieux marins de Méditerranée que sont : 

-l’herbier de posidonie avec sa cohorte de saupes, oblades et autres oursins, 

-le coralligène avec ses grands prédateurs - mérous, murènes congres, dentis - et ses invertébrés très colorés, 

-les fonds sableux, inlassablement fouillés par des bancs de rougets en quête de nourriture. 

L’action du Parc 

Protéger 

La préservation des espèces et des habitats naturels appelle une connaissance scientifique approfondie (études, inventaires, suivis de population) qui fonde une gestion pertinente des milieux et des paysages. 

La prévention contre l’incendie est un des soucis majeurs du gestionnaire : un plan de défense de la forêt a été élaboré, en concertation avec tous les acteurs concernés, pour réduire ce risque particulièrement élevé en été, lorsque le vent et la sécheresse se conjuguent avec une forte fréquentation. 

Aménager, restaurer 

Depuis plusieurs années, le Parc national procède à l’aménagement des espaces les plus fréquentés comme les plages et les arrières-plages, dans un souci de sauvegarder leur caractère sauvage et leur richesse biologique. Pas ou peu d’équipements « urbains » mais des dispositifs de protection et de restauration des habitats naturels et de la couverture végétal, qui autorisent l’accès du public sans altérer le paysage et les milieux. 

Il s’attache également, en partenariat avec des personnes publiques ou privées, à la sauvegarde et à la restauration du patrimoine bâti comme les forts, ou comme le Moulin du Bonheur, témoin de l’activité agricole du XVIIIè siècle. 

Développer 

Dans le fil d’une longue tradition, le Parc national a fait le choix de réanimer l’agriculture, notamment la viticulture et le maraîchage, en affermant une partie de son territoire, par baux emphytéotiques, à des exploitants privés (110 ha) et en les aidant à développer des techniques culturales et des traitements phytosanitaires écologiques. Pare-feux efficaces, sources d’emplois permanents, les vignobles et vergers rythment le paysage et diversifient les écosystèmes. 

Accueillir et éduquer 

Confronté à une fréquentation annuelle d’environ un million de visiteurs, le Parc participe à l’accueil et à l’information du public : balisage et entretien des pistes et sentiers, édition de publications, expositions, centres d’information, panneaux d’information. 

Il veille à orienter le public vers des pratiques de découverte respectueuse de l’environnement en agissant en partenariat avec les acteurs locaux. Ainsi, une charte a-t-elle été établie avec les loueurs de vélos, orientée vers l’adoption d’un code de bonne conduite visant à atténuer l’impact de cette activité sur les milieux naturels. 

Le Parc mène des actions pédagogiques en collaboration avec l’IGESA (Institut de Gestion Sociale des Armées) qui reçoit de nombreuses classes de découverte et avec l’école primaire du village. Il est à l’écoute des associations locales avec lesquelles il collabore pour des projets de sensibilisation à l’environnement. 

Texte copié sur internet.

André

Commenter cet article

Dominique 30/09/2010 23:34



belles photos, bel article instructif



Articles récents

Hébergé par Overblog